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La rivière Eg (ou Egiin) se situe dans l’aimag de Hovsgol, au Nord-Ouest de la Mongolie, à la limite du territoire mongol et au début de la taïga sibérienne.
La rivière Eg prend sa source à l’aval du lac Hovsgol et se jette dans le lac Baïkal via la rivière Selenge
CARTOGRAPHIE
Essentiel pour se familiariser avec le territoire.
Les cartes russes au 1/500 000 (sic) ne sont pas mises à jour et leurs coordonnées longitude-latitude ou leurs tracés ne sont pas fiables. Elles peuvent s’avérer utiles comme « cartes routières » mais sont obsolètes une fois sur l’eau.
La meilleure solution que j'ai trouvé pour le repérage est celle des images aériennes/satellites disponibles gratuitement sur www.googlearth.com.
Dans les options il es possible de faire apparaître les grilles longitude-latitude (degrés, minutes, secondes) qui sont suffisamment précises et très utiles en combinaison avec un GPS.
Si vous utilisez seulement une boussole, préparez-vous à ce que ces photos soient plus difficiles à lire qu'une carte d'état-major. De plus, vous aurez besoin d'une surface d’image plus importante pour couvrir largement le paysage visible à partir de la rivière.
Il suffit de les imprimer en format A4, d’en faire un paquet bien ordonné et de les mettre dans un sac de congélation étanche et doublé.

Vue d’ensemble
Exemple de l’Eg
CANOT
Le canot utilisé pour ce voyage était un modèle démontable (« pakcanoe ») que j'ai pu apporter dans l’avion. Il faut cependant s’attendre à payer tout kilogramme supplémentaire chèrement quand on voyage avec la compagnie aérienne « Aeroflot ».
Sur Internet et sur place j'ai pu observer que des tour-opérateurs locaux utilisaient des « SOAR boats » et d'autres embarcations pneumatiques, se situant entre le canot et le raft, que je ne saurais identifier.

Taïmen et lenock
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QUAND PARTIR ?
La Mongolie est un pays nordique, les hivers y sont froids et longs. Je n’ai pas encore rencontré de canoéiste ayant fait une expédition au printemps.
Si j’en crois les traces laissées par la crue du printemps 2007, il me paraît dangereux de planifier un voyage pour cette période.
De toute façon, pour les pêcheurs, la pêche du taïmen est interdite car cette saison correspond à sa période de fraye.
Juillet, août et septembre sont les mois à privilégier. Certains jours de septembre peuvent déjà refroidir les ardeurs des « canots-campeurs », mais la pêche est alors à son meilleur.
LES FORMALITES
Bien entendu le problème de la langue se pose dans l’organisation du séjour. Même l’anglais est y rarement connu. De plus c’est un pays en développement, avec des infrastructures encore réduites. Son passé soviétique est probablement à l’origine de plusieurs de ces embûches administratives.
- En premier lieu, un visa est nécessaire pour rentrer en Mongolie (à l’exception des américains et des israéliens). Si vous planifiez un voyage de plus de 30 jours, le visa peut être prolongé à Oulan-Bator (pour environ 2 dollars par jour supplémentaire)
- Pour voyager le long de la frontière russe avec guide et chauffeur il faut obtenir un document de l’administration militaire à Oulan-Bator( télécharger document)
- Un permis de pêche sportive peut-être obtenu auprès des autorités locales (ville d’Erdenebulgan dans notre cas). Elles délivrent aussi des autorisations pour naviguer dans la région (télécharger document ) Le permis de pêche ne permet pas pour autant de conserver un taïmen, et ce, sur l’ensemble du territoire mongol.
Dans les faits, nous avons été contrôlés seulement lorsque nous étions avec notre guide (par des militaires et la « police » du Taïmen Conservation funds), ce avant le début de mon voyage en canot. Les mongols surveillent ceux qui passent par les routes, et non ceux qui voyagent sur l’eau. Tous ceux rencontrés sur le bord de la rivière ont été des plus accueillants.
La Mongolie n’est pas une dictature militaire. Le gouvernement comme ses habitants encouragent le tourisme.
L’idéal pour un premier voyage reste de passer par un guide qui pourra régler pour vous les quelques formalités ainsi que vous déposer au point de départ de l’expédition.
La renommée de la pêche sur l’Eg fait aussi vivre des professionnels.
Au cours de mon périple, j’ai vu deux camps de pêche d’«Etats-uniens» (préservant férocement leurs privilèges ?), un camp de Mongols et un autre, je pense de Tchèques. Bien des Mongols y pêchent de façon plus ou moins rudimentaire, sans demander l’autorisation à qui que ce soit.
Heureusement, tous ces problèmes ne semblent pas se poser pour la descente et la pêche de bien d’autres rivières.
PARCOURS ET DIFFICULTES
Mon voyage en canot a commencé à une quarantaine de kilomètres à l’amont d’Erdenebulgan où j’ai été déposé par le camion de la première partie du voyage.
J’ai ensuite descendu la rivière sur environ 350 kilomètres.
J’ai démonté le canoë au niveau d’un bateau-traversier sur la rivière Selenge, à 80 km au nord d’Erdenet. Les taxis locaux m’ont permis de revenir à la capitale, Oulan-Bator.
Etant donné les niveaux d’eau en août et septembre 2007, la navigation ne posait aucune difficulté majeure. Pas de chutes ni de rapides majeurs le long de son cours.
La partie la plus délicate du parcours se situe entre le lac Hovsgol et la confluence de l’Eg avec l’Uur. La rivière est alors bien moins large et se divise parfois en plusieurs bras. Le danger réside dans les embâcles et autres arbres tombés dans la rivière. La prudence est de mise.
Dans le cas d’eaux basses, certains canoéistes semblent avoir eu de la difficulté à naviguer juste en aval du lac Hovsgol. Dans ces conditions il s’agit de prévoir plus de temps, plus de marche, et beaucoup plus d’efforts !
Photos de voyage/ More pictures : CLICK HERE !!!
Ecotourisme-pêche/fishing guide: www.cheketours.com Informations : http://site.voila.fr/gengiskhan
Taïmen Conservation funds : www.taimen.org

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